Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 01:45
Aprés le Lake Rotoiti, il était normal de se lancer dans une aventure un peu plus conséquente : le Heaphy Track ! Le Heaphy Track, c'est une randonnée de 4 à 6 jours, couvrant 82 km, qui commence sur la côte pacifique, pour finir sur la côte de la mer de Tasman.

Le calme avant la tempête, le repos avant l'effort...

Tres prisée de tous les randonneurs, cette ballade traverse une multitude de paysage, aussi diversifiés les uns que les autres... Voilà pour le cadre... Maintenant, le contexte est un peu plus compliqué. Car cette damnée randonnée possède un gros inconvenient : son point de départ se situe à 8h de route de son point d'arrivée... Du coup il est préférable de s'y rendre en stop, et d'en revenir par le même systême.

La premiere hutte n'etait pas si mal placee finalement...


Afin de corser un petit peu l'affaire, en tant que trekeur amateur, je décide de prendre sous mon aile une novice en la matière, a savoir,  Mlle  Vandercruysen. Par un beau matin de mai, nous profitons du véhicule d'un sympathique francais pour rallier le point de départ du trek. Malheureusement, nous arrivons un peu tard pour commencer la marche. Aussi, nous utilisons la premiere hutte, située a 5 minutes de marche, afin de nous y restaurer et de prendre un repos bien mérité, aprés tant d'effort physique. En plus, bonne nouvelle, nous sommes seuls dans la hutte, il n'y aura donc pas d'anglais imbibés ou d'allemand sonores pour nous réveiller a 4h du mat !

Quel souffle !!! Cet homme est décidemment le maitre du feu.




Le matin suivant, les choses sérieuses commencent... Réveil dans une hutte ou les températures fleurtent avec le 0, petit dêjeuner limité a 2 barres de céréales, ciel légerement voile... Mais nous partons tout de meme pour quelques heures de marche. Stupeur !!! Nous aurais t-on mentis ?!? Les paysages que nous traversons ne sont guères renverssants. Il s'agit essentiellement de rainforest, comme on en trouve un peu partout sur le territoire ! Quoiqu'il en soit, nous atteignons notre but en début d'apres midi, à savoir, la deuxieme hutte. La encore, il semble que nous soyons seuls, ce qui nous permet de faire ce que les francais savent le mieux faire : s'étaler ! Pour éviter de se les peler, comme ce fut le cas la nuit précédente, nous deplacons les matelas, et nous collons au satané poêle... La hutte est à nous !



Tel Charles Ingalls, je m'adonne à ma passion de toujours : la coupe du bois.



Au milieu de nulle part, notre petite maison se dresse dans la prairie...


Au début du deuxieme jour, nous avons fait ce que tous le monde fait le matin, nous sommes allez couper quelques buches histoire de réchauffer l'athmosphère. Et puis le train train quotidien, barres de céréales, paquetage du sac, mise en place des tenues de marche (collant, bonnet, gant...). Puis nous repartons sur la chemin...

Au bout du tunnel, emmergeant du coeur de la forêt, heres come Alizé. Elle ne peut d'ailleurs jamais se déplacer sans sa collection de chaussures


Fort heureusement, le ciel est totalement dégagé, et les paysages que nous traversons deviennent de plus en plus beau. Apres la Rainforest, la flore de la deuxième journée ressemble plutôt à la savane africaine (ou alors a la brousse, je sais plus...).

Je sais, c'est dur de voir la savane la dedans, mais quand on y est, je vous jure, ca y ressemble !

Là encore, apres 6h de marche, nous atteignons notre hutte pour la soirée. Mais enfer et damnation, celle-ci semble occuppée par toute une po pulation indigène !!! Nous allons devoir nous mêler a la foule, et peut etre même faire du social... C'est que nous étions habitué à notre solitude nous ! Petit fait notoire de la journée, Alizé en bonne casse c... n'a rien touvée de mieux que de se faire un ampoule (qui s'apelle cloche dans son pays... C'est elle la cloche !), mais aussi, de s'arracher toutes la peau qui va avec. Heureusement, parmis les squatteurs de hutte, il y avait un docteur, tout equipé, qui a pu réaliser l'operation à coeur ouvert, sans anesthèsie...
Ahhhhh je savais bien que j'étais en Afrique !! En fond, le Kilimandjaro !

Ineluctablement aprés le second, vint alors le troisième jour... Là encore, un grand ciel bleu nous tend les bras.

Steven Spielberg l'a confirmé, il a trouvé son Indiana Jones pour le 5ème opus de la série...

Et cela tombe bien, car les paysages sont encore plus beaux que la veille. Nous longeons une rivière dans une sorte de gorge, couverte de jungle. Probablement la plus belle journée du circuit. Mais le meilleur restait encore à venir... Car aprés 6h de marche, nous atteignons le théatre de ce qui allait etre notre nuit, la hutte. Située au pied du colline couverte de jungle, face a la mer, les gorges à proximité, cette petite hutte fut un peu la hutte enchantée.


Au bout du tunnel : la plage !!!
Quel joli mélange de couleur chatoyantes...


Et le soir venu, nous retrouvons les même hooligans squatteur de hutte que la veille. Pour se faire pardonner de nous importuner par leur presence impromptu, ils décident d'aller pêcher des moules, et de nous en faire profiter. Bien aimable a eux... Trahison !!! Dame Alizé, qui avait fait preuve de courage en ne se plaignant nullement de ses pieds, fut empoissonée par ces mécréants ! Intoxication alimentaire... Le sort s'acharne contre elle... Toujours est-il qu'aprés un beau coucher de soleil, nous sommes allés digerer nos moules sur la plage, devant un bon gors feu de camp bien de chez nous...








Un bien bel endroit pour passer des vacances... Sauf que nous on randonne !










Il ne manque plus que quelques ingrédients indispensables... Transats, cocktails (avec petit parasol dedans), masseuses... Mais surtout, 20 degrés de plus !


Jour 4... Ciel dégagé, températures agréables... Parfait pour marcher au coeur de la jungle, le long de la plage...

Comme ca, ca parait cool, mais un trek sur le sable, c'est super chiant !

Cette journée marque surtout la fin du trek, et le début de l'inconnu : comment allons nous rentrer a Nelson, qui se situe à 6h de route de la ??? Nous prennons une navette pour nous amener au village le plus proche, Karamea. Là, nous prenons un bien gras Fish'n'Chips (avec le groupe de randonneur) et allons dormir dans un bien étrange Backpacker (le moins cher du pays, avec un dortoir pour nous seul, et meme un TV privee !!!).

Les palmiers neo-zélandais poussent non seulement a la verticale, mais ils peuvent, si bon leur semble, pousser a l'horizontale...


Le lendemain matin, nous commencons le stop, et c'est d'abord un couple Tchèque qui nous prennent pendant 1h30, puis un couple Kiwis pendant 1h30, et enfin un commercial Sud-Africain pendant les 3h restantes... Au final, mous sommes de retour au Bug Backpacker en début d'épres-midi... Ca c'est de la performance !!! Enfin c'est surtout que j'ai un charme fou auquel aucun autostoppeur ne peut resister !


La joie se lit sur nos visage...















J'avais juste envie de mettre une grosse image pour finir...


Maintenant, je vais aller me reposer, car cet article est foutrement long !!!
Par SchicK
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 02:47
Par un beau matin de fin mai, j'ai décide qu'il était grand temps de se remettre en forme physique, histoire de pouvoir commencer ma tournée d'hiver (eh oui, ici, il fait -4 la nuit maintenant)... Et cela tombe rudement bien que je sois a Nelson, car à une heure de route d'ici, se localisent le Nelson Lakes, encaissés entre 2 chaines montagneuses. Aprés avoir acheté un beau sac a dos tout neuf, je me rend donc sur le dit lieu, et projette de faire un trek de 2 jours sur le circuit le plus réputé de la région : Mt Angelus.

Le trek que j'avais envisagé dans un premier temps était censé passer par cette belle crete enneigée... Damned, je n'ai pas pris mes moufles !!!


Malheureusement, le centre de randonnée local (auquel il faut donner notre itineraire prévisionel), m'annonce que cette partie la est fermée, en raison de grosse chute de neige la veille (1.5m), ainsi que d'une tempête de neige en approche... De toute facon, il ne m'aurait pas laisser partir sans crampons mi piolet d'alpinisme !!! Je me résigne donc a faire le tour du lac en 2 jours...

Malgré toute la bonne détermination qui m'anime, je me suis vite rendu compte que ce ponton était sans issue... Fort heureusement j'ai évité la chute de justesse !

Et finalement, cela n'est pas si facile que ca, car j'ai le don de transformer un trek facile, en extrême ! Pour cela, il faut bien sur, un certain savoir faire, et une maitrise totale de soi. Tout d'abord, dés le debut du trek, a la première pause déjeuner, arrangez vous pour que votre bouteille de gaz ainsi que le systême qui va avec, deconnent, et finnissent par exploser en laissant échapper une belle flamme de 80cm sur votre jambe et à enflammer la moitie de la fôret aux alentours... Bien sur, c'est plus joli si vous ne touchez à rien et laisser cramer le bois local. Mais cela peut etre tres réussi, si, votre materiel désormais inutilisable, vous n'avez emporté QUE des la bouffe qui doit etre cuite ou bouillie (pate, riz...), et qu'il vous reste 30h a tenir...


Ca, c'était juste après le drame... Si je suis assis sur le ponton les jambes ballantes, c'est pour me les rafraichir dans le lac ! Et puis si j'ai pas pris une photo du bosquet sur ma droite, c'est parce qu'il n'y a plus de bosquet sur ma droite...


La deuxième étape consiste alors à avoir froid... Prenez un duvet somme toute de bonne qualité, resistant avec comfort à des températures de 5 degrés C, puis plongez vous dans le coeur de la nuit, dans votre petite hutte, ou les temperatures atteignent les -10 degrés C... Resultat : Bravo, vous n'avez pas dormis de la nuit, et vous êtes totalement gelé !!!







Tout ce qu'il faut, c'est une bonne hutte (avec ponton) pour s'abriter, et quelques champignons crus pour se nourrir...












Enfin, dernière étape, et la plus importante : avoir trés froid ! Prenez par exemple un circuit qui longe une rivière de glacier d'un côté, puis l'enjambe via un pont, et la relonge de l'autre cote du la dite rivière. Stupide me direz-vous !!! Et vous aurez raison ! Car pourquoi marcher 1h pour atteindre le pont, puis encore 1h pour revenir au point qui est juste face a vous, de l'autre côtè de la rive ??? Alors que vous pouvez simplement emprunter le gué qui vous évite toutes cette marche inutile... Mais qui vous oblige en consequence à marcher dans une rivière de 30m de large avec de l'eau qui vous arrive jusqu'au fesses, et qui, bien sur, provenant d'un glacier, est a quelques degrés (en dessus ou en dessous de 0, on sait pas vraiment tellement c'est froid !).



Voila la fameuse rivière dont je parle precedemment. Et le gué ? Ben il est là aussi... En meme temps, en faisant ca, j'ai gagne 2h, parce que le chemin, il est juste de l'autre cote !!!
En meme temps, j'ai perdu mes pieds dans cette aventure...



















Heureusement qu'il y a quand meme de chouette paysage pour adoucir tout ca...


Bravo félecitations, vous avez fait d'une promenade de santé un véritable parcours du combattant... A la prochaine lesson, on apprend a faire des igloo en pleine nuit, sans lumière, a -20C et sans neige.

Et si malgrétout ca, vous êtes encore en bonne santé, vous pouvez toujours essayer de manger leur champignon violet !





Conclusion : IL ME FAUT DU MATERIEL DECENT SI JE VEUX FAIRE DES TREKS CET HIVER !!!
Par SchicK
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 01:51
C'est bien joli de gagner de l'argent en masse, mais encore faut-il savoir le dépenser avec classe ! Aussi, quoi de mieux que d'organiser des soirées, des sorties, et des visites... Cette page est aussi l'occasion de vous montrer à quoi ressemble l'auberge où j'ai passée prés de 2 mois...

SOIREE JOHN
Sans but ni thème particulier, cette soirée était surtout l'occasion de fêter le départ de John, sympathique anglais qui nous a quitté trop tôt.
A l'époque, nous étions jeunes, ambitieux, fringants et beaux... Enfin peut être pas tous !!!
De G à D : Tim, John, Adrien, Michele, Callum, Lydia, Alizé et Brad Pitt


A gauche, la classe germanique poussée à son paroxisme... C'est désolant !!!


A droite, l'un des objet devenu culte à l'auberge : la fourchette de tête !





Mais au cours de la soirée, c'est le drame... Le disco possède totalement le corps de ce pauvre Adrien, alors qu'un Michele sous acide s'approche du point de non retour. Résultat, je fulmine et m'emporte !!!

RABBIT ISLAND
Aprés une soirée longue et difficile, rien de mieux qu'une ballade en bord de mer histoire de prendre l'air frais du grand large... C'est encore mieux quand c'est à proximité.





Chemin faisant le long de la plage face à Nelson, je me suis fais attaquer par deux vils marraudeur munis d'armes de destruction massive ! Fort heureusement, j'ai quelques notions de savates, et leurs ai fait comprendre que bien mal acquis ne profite jamais !!!

















La belle amitié francophone... Deux français, une quebecoise, une belge et un coquillage d'origine polynésienne, reunit sous une même bannière.










SOIREE BOUFFE

Une soirée bouffe implique que chaque convives prépare un seul et unique plat que tous les autres vont déguster. Original et dangereux, ce type de soirée aboutit souvent sur une partie de carte puis de Pictionnary...
La tablé est dréssée, les convives rassemblés, les plats mijotés... Place à la dégustation !!!










L'homme ci-dessus (Chris), n'est rien de moins qu'un américain. Ce qui implique qu'il posséde probablement un char d'assaut et des avions furtifs, et qu'il va s'en servir pour semer la zizanie...
C'est gagné ! Tim,en bon fanatique de Gilbert Montagné, prend alors Alizé en otage, sous les yeux impuissants d'un pauvre Dublinnois...

Dans cette atmosphère pesante, s'improvise alors une partie de Pictionnary... Mais a priori, ce jeux n'existe pas en Ecosse, et le malheureux Callum, totalement désemparé, applique un tactique bien de chez lui : il dessine stoiquement un phallus, quel que soit le mot à faire deviner (Tour de Pise, Saut en longueur...). Mais le pire, c'est qu'il y croit, et pense que ses dessins sont compréhensibles et totalement justifiés !!! Notre ami Chris, dessinateur émérite, a reproduit la scène en caricature... Merci pour lui.

Ca, c'est une équipe de gagnant... Tim, moi et Callum. Bien entendu, l'homme qui dessine l'appareil génital masculin est Callum, celui avec un bol de riz sur la tête, c'est Tim, et celui qui dit "WTF" c'est moi... WTF, ca veut dire "What The Fuck". What the fuck, vous aurez bien compris ce que cela veut dire...

MIYAZU GARDEN
Là encore, il s'agit d'apaisser les esprits, échauffés par une soirée forte en émotions... Et dans cette optique, les pelouses du Miyazu Garden sont pleines d'a propos...







Le Miyazu Garden et ses figures artistiques de haut vol...


















Le Miyazu Garden et sa population enjouée et joviale...

















C'est aussi l'occasion, pour les désormais quatre ex-dockers de la Nasty Room, de prendre une photo avec en arrière plan, le thêatre de leurs souffrances : le port de Nelson !

Toute cette verdure nous donne alors l'idée de fonder un boys & girl band, les E5, en hommage aux célebrissime groupe feminin francais de rock'n'roll, les L5. Cette formation n'aura durée que le temps de la photo pour la pochette de l'album, qui ne contient malheureusement aucune chanson...


LES MENACES
Mais la vie dans le Bug Backpacker n'est pas toujours rose... Car il faut composer avec une faune locale êxtremement sauvage et agressive...















Comme par exemple, des meutes de loup affamées... Celui-là a était domestiqué il y a bien longtemps, et s'apelle Yukon, en hommage au célebre footballeur Vikash Dhorasoo...

Ou encore, comme à droite, des foules primitives et patibulaires, proche des hooligans...



Mais la plus grande menace, qui fait régner une terreur sans nom jusque dans le coeur de la ville, est sans conteste, le gang de la Mitsubishi Galant, éternel rival des Yakuza...
Par SchicK
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 00:52

Pour mon séjour à Nelson, j’ai choisi d’élire domicile dans un bien bel endroit : The Bug Backpacker ! Proche du centre ville, calme, propre, internet gratuit… Que des bonnes choses ! Et dans cette auberge, je ne suis pas le seul à rester longtemps, car il y à aussi 4 bonhommes qui cherchent du boulots, et 2 bonne femmes qui s’occupent du ménage. Comme nous avons tous planifiés de rester 4 où 5 semaines, nous sommes donc immédiatement devenu ce que l’on appelle, dans le jargon backpacker, des « longues peines ». Et forcément, de fil en aiguille, de cuillère en soupe, et de nutella en tartine, nous sommes devenus, les « Nasty Boys » (mauvais garçons). Après quelques jours, au vu de l’état hygiénique de notre chambre, nous sommes devenus les  « Icky Boys » (les garçons dégueulasses).  Si vous pensiez avoir déjà vu ma chambre en bordel, ce n’étais qu’un rêve comparé à celle là… Mais laissez-moi vous présenter les membres de ce gang :

 


Tim « Hihi » Brenner : Né en sainte Allemagne germanique dans le courant de l’année 1982, cet homme, à l’allure débonnaire, est sans aucun contexte le plus bruyant du gang. En 1991, il bat le record du rire le plus ridicule de l’empire Schumacher. La même année, il devient champion du monde du rire le plus sonore.

 

Michele Schack, alias « Potatohead » : Natif de la ville de Frankfurt-Am-Main, ce sympathique casque à pointe véhicule une image de l’Allemagne qui fleurte bon la simplicité. Du haut de ses 198cm, il est physiquement très affaibli par ses 2 ongles incarnés qu’il trimballe depuis 3 semaines… Sa ressemblance avec Mr Patate lui à d’ailleurs valu son surnom de « Tête de purée ». Il n’a qu’un rêve : devenir Français (cet homme là a du bon en lui…).


Callum Kerr, alias « Gollum » : Cet écossais bourlingueur est un as de la finesse en tout genre… Bières, jurons et histoires salaces sont ses passes temps favoris. Comme tout écossais qui se respecte, son language est incompréhensible, à la limite de l’inaudible ! Sa ressemblance avec la mignonette créature du seigneur des anneaux a permis de lui donner son surnom « Gollum » !!!


« Poh-Yeah » Poirier : Comme tout québécois qui se respecte, elle jalouse ardemment tout ce qui provient de l’hexagone. Né à Montréal au cours d’une année dont tous le monde se fiche, elle n’a de cesse de démolir la réputation des français… Bucheronne et trappeuse à ses heures perdues, elle tente un exil de plusieurs mois en Nouvelle-Zélande.


Alizè « allez rien à voir quoi d’office » Vandercruyssen : Fière représentante du royaume de Belgique, elle arpente les routes kiwis à la recherche de la moule-frite ultime. Mais elle est freiné dans sa quête par des soucis physiques en tous genres (ampoules, vomissements, problèmes musculaires…). Obligé d’écourter sa carrière, elle passe le plus clair de sont temps entres ses diverses passions : parler, et regarder des films.

Par SchicK
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /2009 00:58

Le travail à Nelson, c’est un peu comme les cheveux de Mr Propre : dur à trouver. En fait, comme il s’agit d’une ville relativement aisée, elle n’offre que peu d’opportunités d’emploi pour les djeunz saisonniers, comme moi. Ainsi, après plusieurs journées de recherches actives infructueuses, 4 collègues d’auberge et moi-même décidons d’aller tenter notre chance sur le bord du port… Bonne pioche, nous sommes immédiatement embaucher en tant que dockers !!!

 

"Les charlots, pêcheurs/docker à Nelson" Alfonso de Augusto Härrer. Peinture sur roche calcaire réalisée en boue séchée et oeufs d'esturgeon. XIXème siècles aprés JC de Nazareth.

 

Le boulot se décompose en 3 phases bien distinctes :

1 – Partir en mer sur un rafiot craquant et pêcher tout un tas de poiscailles. Ahhhh le grand air du large… Que nenni !!! J’ai passé la plupart de mon temps dans les cales, à mettre ce foutu poisson en carton !

2 – Décharger la dite cargaison de mes petits bras musclés. Dans un frigo où la température est de -25°C, on empile les caisses de poissons sur palettes, où un palan vient les chercher. C’est comme une partie de Lego géant en Sibérie !

 

Cet homme là n'a visiblement rien d'un vrai docker ! Pas de casque de chantier jaune fluo, de botte de pluie verte, de combinaison blanche, de gilet de sécurité orange... Nous, nous avions vraiment la classe dans nos habits de lumières.

 

3 – Trimballer des caisses de 55kg d’un point A à un point B. Sachant que le point A se situe à 2m du sol, et que le point B se localise 5m plus loin, lui aussi à 2m du sol. Mais la partie intéressante de ce boulot, c’est que tu trimballe les caisses tout seul.

En bref, avec 14h de travail harassant chaque jour, notre équipe est tombée comme des petites mouches aspergées de Pschiit… Après 5 jours, nous n’étions plus que deux gars de l’auberge à travailler. Après 6 jours, je ne travaillais plus…

C'est cette sale bête qui a êut raison de notre team...

Moi j’aurais bien continué, mais mes bras étaient en grève (c’est des bras made in France), et mon dos était comme absent… Maintenant, je respecte vraiment les dockers (sauf peut être ceux de Marseille).

L'avantage, c'est qu'avec tout cà, j'ai muscler mon petit corps chétif en un rien de temps !!!

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’en une semaine (de 78h, je dois bien l’avouer), j’ai amassé autant d’argent que ce que gagne un smicard néo-zélandais en 5 semaines !!! Des vacances bien méritées m’attendent maintenant !

Par SchicK
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