Dans la nuit qui succède au Mt Somers, je perds tragiquement Angus… En effet, victime d’une
forte fièvre, et de
violents éternuements à répétitions, il est retenu par l’apothicaire local en vue d’un
test complet de détection de Swine Flu, comprenez par là, grippe porcine… En gros, j’aurais peut être passé 3 jours complets avec un Australopithèque tout plein de virus porcin ! Le médecin
détecte que tout cela n’est que simulacre, et me laisse donc continuer ma route, sans Angus, fatigué et souffrant. Je pars en direction du Sud (c’est une seconde nature chez moi…), et passe par
des endroits déjà maintes et maintes fois visités, mais toujours aussi beaux.
Au secours !! A l'aide !! Help !! SOS !! Cet arbre est
en train de se noyer !!! Heureusement, une equipe de canards secouriste flotte a sa rescousse...
En même temps y’a pas de raison que ce soit plus laids ! Le Lake Tekapo, le Lake Pukaki, le Lake Ohau (oui y’a que des lakes dans le coin), le Central Otago…
Des plaines sèches, des montagnes enneigées, des lacs, un observatoire… Tout l’Otago en une seule image !
Mais je passe aussi par quelques endroits inédits : Lindis Pass, Tarras, Cromwell,
Alexandra (voilà donc le pendant d’Alexandrie, chanté par cet
inoubliable artiste de rap’n’b) …
Les vandales !!! Mettre 2 « R » a Tarascon !!! Ces anglais ne respectent rien…
Que du joli bien sur, mais mention particulière à la Gorge d’Alexandra (çà s’invente
pas !!!). Après une longue journée de route, je décide de rester 2 nuits à poireauter dans Alexandra (Ils auraient pu choisir un autre nom pour leur ville quand même !), et part visiter
le barrage de Poolburn, là bas, perdu dans les terres.
Ci-contre, la gorge d’Alexandra… Cette blague est nulle je vous l’accorde, mais que voulez vous, je suis totalement déraciné, et perd mon vis comica… Ci-dessous, la VRAIE gorge d’Alexandra…
Mais une soudaine tempête de neige m’oblige à rebrousser chemin, sans jamais atteindre ce
fichu barrage ! C’est un traquenard !!! Un mouton se jette dans un Cattle-Stop, et coupe ma retraite ! Cattle Stop : nom assez propre, du latin « Cattile », troupeau, et
« Stopus », halte-là, le Cattle Stop est très utilisé dans les régions reculées du monde. Il permet de laisser un enclos ouvert aux passages de véhicules tous terrain, tel les
Mitsubishi Galant, alors que le bétail s’y trouve encore… Composé de barres de métal, qui font choir l’animal qui tente l’évasion, il a un seul petit défaut majeur : quand l’animal se bloque
les pattes dans cette grille horizontale, il ne peut plus en ressortir de lui-même, et bloque par conséquent toute circulation sur le dit
Cattle-Stop. Il faut alors que le chauffeur
aille aider l’infortuné mouton, en le soulevant puis le tirant,
sachant que le mouton n’en fout pas une pour l’aider, est plein de crasse et d’excréments, sent le fennec, est tellement bête qu’il y retourne sitôt libéré !!!
Cet appareil, additione avec un mouton, amene tout un tas d'ennui...
C’est donc les vêtements tous crottés et avec un parfum qui fleure bon la campagne que je reviens sur Alexandra (ca aurait été tellement plus simple si il avait appelé cà Tarascon où Saint Gabriel…).